Il y a un an : le omiya-mairi de Koharu

Difficile à imaginer maintenant que c’est une grande fille qui court de partout (en semant le chaos et la destruction sur son passage), mais il y a tout juste un an, Koharu était une minuscule patate douce âgée d’un mois seulement…

Un mois, c’est un âge important puisque c’est le moment de célébrer le 初宮参り (hatsumiya-mairi) / お宮参り (omiya-mairi) ou première visite au sanctuaire shintō, une cérémonie que l’on pourrait grosso modo comparer à un baptême.

Pour cette occasion, la star du jour doit revêtir ses plus beaux atours. Comme pour le 7-5-3 d’Aki, nous sommes passés par le service de location de Rakuten pour commander ce qu’il faut, en l’occurrence, un joli kimono à nouer autour de la personne qui porte le bébé durant la cérémonie.

Ils sont tous tellement mignons, c’est dur de choisir !

Et pour info, pour les petits garçons c’est plutôt dans ce genre-là :

Ambiance mini samouraï

Le pack comprenait également un petit bonnet et une collerette brodée de grues et autres symboles porte-bonheur.


Il est d’usage de faire porter au bébé une jolie robe d’apparat en dentelle, mais j’ai préféré mettre à Koharu un petit pyjama blanc qui avait appartenu à ses cousines et que ma sœur avait eu la gentillesse de m’envoyer. Confort > élégance, c’est ma devise !

La deuxième star de la journée, c’est la grand-mère paternelle qui a la lourde charge de veiller sur le bébé au cours de ce moment important.


Normalement, la tradition veut que l’on fixe dans le dos de la grand-mère les enveloppes remplies d’argent reçues comme cadeau de naissance de la part des proches. Ma belle-mère et moi trouvions que ce n’était pas forcément du meilleur goût donc nous avons préféré faire sans.

A priori, il faut accrocher les enveloppes au noeud qui sert à maintenir le mini-kimono

La cérémonie a eu lieu dans le sanctuaire shintô dans lequel nous avons eu la chance de célébrer tous nos événements importants jusqu’à maintenant.

Comme toujours, nous nous sommes inscrits à l’accueil et avons rempli le formulaire adéquat (le nom du bébé et de ses parents, l’adresse, etc. sont cités par l’officiant au cours de la cérémonie).

Juste avant la cérémonie, il ne faut pas oublier l’ayatsuko, une tradition qui consiste à écrire sur le front de l’enfant un caractère censé repousser le mauvais œil, généralement en rouge et plus rarement en noir.

Selon les régions, il peut s’agir d’une simple croix, du caractère « 犬 » (inu, le chien – oui, encore lui – qui est réputé grandir rapidement)… et dans le Kansai, c’est « 大 » (dai, grand) pour les garçons et « 小 » (shō, petit) pour les filles. Ne me demandez pas mon avis sur la question !

Les Monty Python ont toujours raison

Pour ne pas avoir l’air trop médisante, je préfère préciser que ce n’est pas toujours le cas puisque le fils d’Eva – qui a effectué la même cérémonie à quelques kilomètres de là – a eu droit à un super tampon de sabre trop cool sur le front ! D’ailleurs, je vous invite à lire l’article d’Eva sur la question (si ce n’est déjà fait) qui est beaucoup plus intéressant et détaillé.

Le week-end, plusieurs sessions ont lieu dans la journée ; pour celle de Koharu, deux autres bébés et leur famille étaient également présents.

La cérémonie en elle-même était assez courte, 15 ou 20 minutes peut-être. Au programme, musique traditionnelle, litanie du prêtre, offrande de branches tamagushi.

Pour la bénédiction, les bébés étaient déposés dans de petits lits en laque, un moment vraiment mignon et émouvant.

ZzzzzzzZzz

Notre petite star a dormi tout le long – j’espère que ça veut dire qu’elle a bien apprécié son omiya-mairi !

Après la cérémonie, nous avons reçu quelques cadeaux de la part du sanctuaire : un omamori, des couverts et surtout, un caillou. Il s’agit du fameux はがための石 (hagatame no ishi), le « caillou pour avoir des dents fortes » utilisé lors du premier repas.

Miam miam

Nous sommes vraiment heureux d’avoir pu célébrer cet événement, c’était un peu comme une revanche sur la vie après plusieurs années difficiles.

Enfin une famille de quatre 💓

En plus de mes beaux-parents, nous avons également eu la chance que ma mère soit à nos côtés pour cette grande occasion. C’est elle qui m’avait tenu la main pour remonter la même allée, six ans plus tôt, lorsque mon mari et moi nous étions unis dans ce sanctuaire. Beaucoup d’émotion au rendez-vous donc !

Vu la situation cette année, je mesure encore plus aujourd’hui à quel point nous avons été chanceux de vivre cette belle journée en toute insouciance.

Un petit nota bene pour finir : pour en avoir parlé un peu avec d’autres mamans récemment, la cérémonie de omiya-mairi a l’air assez différente d’un sanctuaire à l’autre. Et j’ai même été surprise d’apprendre qu’il était possible d’effectuer cette cérémonie au temple bouddhiste ! Bref, la description que je viens de faire n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

2 commentaires sur « Il y a un an : le omiya-mairi de Koharu »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :