Diversification alimentaire : notre bilan « gokkun »

J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises, Koharu a commencé sa diversification alimentaire il y a quelques mois.

Pour la première étape appelée « gokkun » (onomatopée évoquant un bruit de déglutition), j’ai essayé de faire un mix des recommandations françaises et japonaises, principalement par souci de facilité.

Maintenant que nous sommes passés à l’étape suivante, voici un petit bilan de nos premières semaines de diversification alimentaire « fusion ».

Koharu a goûté son premier repas le jour de ses cinq mois et demi, avec l’aval de son pédiatre bien sûr. Comme pour son frère, nous avons choisi de commencer par une purée de carottes bio ainsi que le veut l’immuable tradition française (ou bien est-ce juste ma famille ?).

Première surprise : il n’existe pas de robots Babycook et co au Japon… Les livres de recettes conseillent généralement de faire cuire les aliments à l’eau bouillante ou au four à micro-ondes, puis de les mixer ou de les écraser au mortier et au pilon. Après tout, pourquoi simplifier la vie des jeunes mamans ? Si elles ont trop de temps pour réfléchir, peut-être voudront-elles reprendre une vie professionnelle et délaisser leur foyer ?!?

(Promis, malgré la tentation je vais essayer de ne pas trop digresser pour une fois)

L’autocuiseur et la marguerite avec lesquels j’avais préparé les premières purées d’Aki il y a cinq ans ont donc repris du service.


Un peu d’eau pour obtenir la bonne texture, un coup de mixeur plongeant et c’est prêt.


Koharu est bien des nôtres, ce premier repas nous l’a confirmé : quand elle mange, c’est du sérieux !

Tada !

Après ce premier succès, nous sommes passés à la cuisine japonaise les jours suivants avec du 十倍がゆ (jūbai-gayu), le gruau de riz mixé qui ouvre la diversification alimentaire pour les bébés japonais.

Il existe de nombreuses méthodes pour le préparer, pour ma part j’ai opté pour la recette la plus simple : faire bouillir du riz déjà cuit avec une bonne quantité d’eau pour l’attendrir, et passer le tout au mixeur.

Désolée pour la photo très laide

Mais pour être honnête, c’est un peu contraignant à préparer pour de si petites quantités, surtout qu’il est difficile de mixer parfaitement les grains de riz : il reste TOUJOURS des petits morceaux (quoiqu’il est tout à fait possible que ce soit mon mixeur qui n’est pas assez performant).

Au final, j’ai surtout utilisé du 米がゆ de la marque Wakodo : un sachet à mélanger avec trois cuillères à soupe d’eau chaude et c’est prêt !

The real MVP

Comme durant cette période les quantités proposées au bébé sont encore toutes petites, j’ai décidé d’investir dans ce magnifique objet : un bac à glaçons spécial diversification alimentaire. Notez le naming très distingué : « Bye-bye, nichon ».

100¥ dans tous les bons Daiso
Pas besoin de cuisiner tous les jours comme ça 👍

Chaque alvéole contient environ 10g de purée, il est donc très facile de décongeler pile la bonne quantité à chaque repas.


Le mois de septembre permet de profiter à la fois des légumes d’été et d’automne, Koharu a donc eu la chance de tester immédiatement tout plein de bonnes choses. Et même si normalement il est recommandé d’attendre environ deux semaines pour introduire les fruits, nous avons commencé au bout de quelques jours (ç’aurait été dommage de passer à côté des nashis, la saison est si courte !).

Pour info, le calendrier d’introduction des aliments japonais inclut grosso modo les mêmes fruits et légumes que son équivalent français (carottes, potiron, épinards, pommes, etc. les basiques quoi), mais certains poissons et des féculents comme les sōmens et les udons sont également autorisés dès 6 mois.


Autre différence que j’avais déjà évoquée précédemment: la règle des « trois repas consécutifs avec un aliment unique » pour dépister d’éventuelles allergies n’existe pas au Japon, alors que c’est la base de la diversification alimentaire en France. Par sécurité, nous avons quand même préféré nous y tenir.

La période « gokkun » s’est donc déroulée sans difficultés majeures, et nous sommes actuellement en train de finir la phase suivante dite « mogu-mogu ». Bref, je reviendrai sûrement bientôt sur ce sujet tout à fait passionnant.

7 commentaires sur « Diversification alimentaire : notre bilan « gokkun » »

    1. Merci à toi de m’avoir fait remarquer le problème !
      Par contre, laisse-moi te dire tout de suite que ta remarque me déçoit beaucoup : un bac à glaçons standard, et puis quoi encore ? 🤣 Les gens comme les objets, tout le monde doit rentrer dans sa case (et y rester !)

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    1. Ah oui, c’est vraiment un classique alors ce bac à glaçons 😂 Je trouve ça amusant de voir comment la diversification alimentaire varie en fonction des habitudes alimentaires de chacun des pays 😉

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